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Le maquis de Saint Laurent


Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 26 septembre 2026

Source : https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-coat-chanus/

Le maquis de Coat Chanus, également connu sous le nom de maquis de Saint-Laurent, fut l’un des foyers majeurs de la Résistance dans le Finistère nord durant la Seconde Guerre mondiale.

Localisation et contexte

Situé dans la vallée boisée du Douron, à proximité du hameau de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, le maquis de Coat Chanus s’est établi autour de la ferme du même nom, sur le versant est de la vallée. Cette position stratégique offrait un terrain propice aux activités clandestines et aux opérations de guérilla.

Création et organisation

Fondé en mai 1943, le maquis de Coat Chanus fut organisé par Pierre Lagadou, alias
capitaine Jules, et André LE MEN, alias Victor. Ce groupe, affilié aux Francs-Tireurs et Partisans (FTP), avait pour mission de recruter des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO), d’organiser des parachutages d’armes et de mener des actions de sabotage contre les forces d’occupation allemandes.

Le maquis de Coat Chanus mena diverses opérations de guérilla, notamment des sabotages de voies ferrées et des attaques contre des convois allemands. Les résistants assuraient également l’hébergement de réfractaires au STO et d’aviateurs alliés abattus, facilitant leur évasion vers des zones sûres.

Collaboration avec d’autres maquis

En juillet 1944, un autre groupe de résistants, affilié aux
Forces françaises de l’intérieur (FFI) et dirigé par le docteur Léon LE JANNE, alias commandant Noël, s’établit sur le versant ouest de la vallée, dans le bois de Saint-Laurent, surnommé Coat Janus. Malgré des affiliations politiques différentes, les deux maquis collaborèrent étroitement, unissant leurs forces pour mener des actions coordonnées contre l’occupant.  

Libération de Morlaix

Le 8 août 1944, les maquisards de Coat Chanus participèrent activement à la libération de Morlaix. Leurs actions permirent de faire neuf prisonniers et d’arrêter deux miliciens français à Saint-Martin.

Mémoire et commémoration

Une stèle commémorative a été érigée à Kerabars, en Plouégat-Guérand, en hommage aux maquisards de Saint-Laurent. Chaque année, des cérémonies y sont organisées pour honorer leur mémoire et rappeler leur rôle crucial dans la libération de la région.

Source :
https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-saint-laurent/


Le maquis de Saint-Laurent fut créé en mai 1943 dans la vallée du Douron, à proximité du village de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand. Il se composait de deux groupes principaux
Un maquis FTP (Francs-tireurs et partisans) organisé par
Pierre Lagadou, dit capitaine Jules, et André Le Men, dit Victor, autour de la ferme de Coat Chanus.
  • Un groupe FFI (Forces françaises de l’intérieur), membre du réseau Libé-Nord, dirigé par le docteur Léon Le Janne, alias Commandant Noël, avec une base à Kerabars.
Ces groupes recrutèrent des réfractaires du STO (Service du travail obligatoire), organisèrent des parachutages et menèrent des actions de guérilla.
Actions pendant la Résistance
Les maquisards du maquis de Saint-Laurent participèrent à diverses actions de résistance, notamment :
  • Sabotages de voies de communication pour entraver les déplacements allemands.
  • Attaques contre des convois ennemis.
  • Participation aux combats pour la libération de Morlaix et des environs en août 1944.
Réseaux et chefs
Le maquis était intégré aux réseaux de résistance suivants :
  • FTP (Francs-tireurs et partisans), mouvement de résistance communiste.
  • Libé-Nord, réseau de résistance gaulliste.
Les principaux chefs étaient :
  • Pierre Lagadou (capitaine Jules), responsable du groupe FTP.
  • André Le Men (Victor), co-organisateur du groupe FTP.
  • Dr. Léon Le Janne (Commandant Noël), dirigeant du groupe FFI.
Héros et morts
Parmi les résistants notables du maquis de Saint-Laurent figurent :
  • Marcel Le Berre, René Morvan, Hervé Ollivier et Jacques Ollivier, membres du “bataillon d’Ornano”, arrêtés et exécutés par les Allemands.
  • François Trévien et André Corvez, qui les cachaient, également arrêtés et exécutés.
Leurs corps n’ont jamais été retrouvés.
Fin du maquis
Le maquis de Saint-Laurent cessa ses activités après la libération de la région en août 1944. Certains de ses membres poursuivirent le combat en participant à la libération de la poche de Lorient en mai 1945.
Lieux de mémoire
Une stèle commémorative est érigée à
Kerabars, en Plouégat-Guérand, en mémoire des maquisards disparus du maquis de Saint-Laurent.
Références bibliographiques
1939-1945 : Ils l’ont vécu, par Danielle Ropars, Liv’éditions, 2003. Cet ouvrage recueille des témoignages de résistants bretons, dont ceux du maquis de Saint-Laurent, illustrant leur engagement et leurs actions durant la Seconde Guerre mondiale.
Été 1944 : Résistances et Libération en Trégor, Skol Vreizh n°56. Ce numéro spécial de la revue Skol Vreizh retrace les événements de l’été 1944 en Trégor, incluant les actions du maquis de Saint-Laurent et la libération de la région.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne :https://museedelaresistanceenligne.org/media10658-Stle-des-maquis-de-Saint-Laurent-lieu-dit-Kerabars-Plougat-Gurand-Finistre Photographie et description de la stèle commémorative dédiée aux maquisards de Saint-Laurent à Kerabars, Plouégat-Guérand.
Wikipedia – Plouégat-Guérand : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plou%C3%A9gat-Gu%C3%A9rand Article détaillant l’histoire de la commune, incluant des informations sur les deux maquis de Saint-Laurent et leurs actions pendant la Résistance.
Source : https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-coat-chanus/

Le maquis de Coat Chanus, également connu sous le nom de maquis de Saint-Laurent, fut l’un des foyers majeurs de la Résistance dans le Finistère nord durant la Seconde Guerre mondiale.

Localisation et contexte

Situé dans la vallée boisée du Douron, à proximité du hameau de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, le maquis de Coat Chanus s’est établi autour de la ferme du même nom, sur le versant est de la vallée. Cette position stratégique offrait un terrain propice aux activités clandestines et aux opérations de guérilla.

Création et organisation

Fondé en mai 1943, le maquis de Coat Chanus fut organisé par Pierre Lagadou, alias
capitaine Jules, et André LE MEN, alias Victor. Ce groupe, affilié aux Francs-Tireurs et Partisans (FTP), avait pour mission de recruter des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO), d’organiser des parachutages d’armes et de mener des actions de sabotage contre les forces d’occupation allemandes.

Le maquis de Coat Chanus mena diverses opérations de guérilla, notamment des sabotages de voies ferrées et des attaques contre des convois allemands. Les résistants assuraient également l’hébergement de réfractaires au STO et d’aviateurs alliés abattus, facilitant leur évasion vers des zones sûres.

Collaboration avec d’autres maquis

En juillet 1944, un autre groupe de résistants, affilié aux
Forces françaises de l’intérieur (FFI) et dirigé par le docteur Léon LE JANNE, alias commandant Noël, s’établit sur le versant ouest de la vallée, dans le bois de Saint-Laurent, surnommé Coat Janus. Malgré des affiliations politiques différentes, les deux maquis collaborèrent étroitement, unissant leurs forces pour mener des actions coordonnées contre l’occupant.  

Libération de Morlaix

Le 8 août 1944, les maquisards de Coat Chanus participèrent activement à la libération de Morlaix. Leurs actions permirent de faire neuf prisonniers et d’arrêter deux miliciens français à Saint-Martin.

Mémoire et commémoration

Une stèle commémorative a été érigée à Kerabars, en Plouégat-Guérand, en hommage aux maquisards de Saint-Laurent. Chaque année, des cérémonies y sont organisées pour honorer leur mémoire et rappeler leur rôle crucial dans la libération de la région.