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George WOOD et le Réseau SIBIRIL


Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 9 août 2026

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Source : https://www.letelegramme.fr/finistere/carantec-29660/spanreseau-sibirilspan-george-wood-revient-69-ans-plus-tard-1507498.php
Réseau Sibiril. George Wood revient 69 ans plus tard
Le 22 mai 2012

George Wood, pilote de la Royal Air Force, armée de l'air britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, abattu il y a bientôt 69ans à Ploujean, reviendra, une nouvelle fois, sur les lieux de ses aventures. Il sera dans la région, du 1er au 4juin, accompagné d'une équipe de cameramen britanniques. Sa présence est annoncée, notamment, le 2juin, à 15h, au Mémorial Sibiril.

Abattu le 23septembre 1943

Le sergent George Wood, alors âgé de 21 ans, fut abattu le 23septembre 1943 au-dessus du terrain d'aviation de Ploujean. Aidé par des membres de la Résistance, il réussit à rejoindre l'Angleterre à bord du Requin, un des quinze bateaux de la filière Sibiril. George Wood participait, ce jour-là, à une attaque du terrain d'aviation de Ploujean où étaient basés des chasseurs allemands. Cette attaque, conduite par huit chasseurs bombardiers, bimoteurs et monoplaces Whirlwind, du 263e Squadron de la RAF, partis de Bolt Head, en Cornouailles anglaise, et escortés par 12 Spitfire, fut un succès. Cependant, le Whirlwind, piloté parGeorge Wood, fut touché par la défense antiaérienne au moment où il larguait ses deux bombes. L'avion explosa et ses coéquipiers le crurent mort, ce qui fut d'ailleurs annoncé à sa famille par son escadrille, dès le retour de mission. Par miracle, George Wood réussit à s'extraire de son cockpit et à sauter en parachute.

Un appel à témoins

Après avoir échappé aux premières recherches immédiatement lancées par les Allemands, il fut aidé par des résistants, notamment le docteur Le Duc et son épouse, Yvonne et son frère Loïc Rault, M.et MmeMarzin. Ils le cachèrent successivement à Ploujean, Carantec, La Madeleine, à Morlaix et, à nouveau, à Carantec, d'où il embarqua le 31octobre 1943, en compagnie d'Ernest Sibiril, chef de la filière évasion, de son frère Louis, de Charles Guizien et de Paul Fleuriot, de Morlaix. Selon le Musée maritime de Carantec, trois autres hommes prirent part à cette traversée, Jean Quéguiner, Yves Lancien et Paul Daniel. Le musée lance, à l'occasion de la venue de George Wood, un appel à témoins pour retrouver ces trois hommes avant que les mémoires ne s'effacent à jamais.