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La 7ème Compagnie du canton de QUIMPER

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 17 avril 2020 / mise à jour 8 juillet 2024

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Ci dessus : LESVEN - pélerinage des anciens de la 7ème Compagnie Quimper-Fouesnant

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SOURCE :

Ronan CLORENNEC-Louis NICOLAS

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SOURCE : ARKAE

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En fait, les impressionnants combats de la 7ème Compagnie d'après le dossier SHD Vincennes GR 19 P 29 (6 documents seulement, pas de liste), disponible sur Mémoire des Hommes.
La 7ème Cie - Services accomplis, principales missions, blessures, lieux et dates.

Formée par Bédéric Bernard, natif de Quimper.

Appelée 7ème Cie FFI de Quimper ou Cie FFI de Fouesnant. Originaire du secteur 7 (Fouesnant- Bénodet), arrondissement de Quimper.
Incorporée dans le Bataillon FFI de Quimper ou Bataillon BELLAN ou 1er Bataillon.

Quelques extraits :

Dans la nuit du 4 au 5 août, parachutages : deux avions – 4 6 conteneurs et trois parachutistes...
Le 11 août : ayant appris que les Allemands s’apprêtent à quitter Fouesnant, nous nous y rendons par des cars, et infligeons une défaite écrasante à un ennemi supérieur en nombre et en matériel.
Bilan : six camions brûlés ou rendus inutilisables dans la côte de Kerranidy, commune de Fouesnant. De nombreux Allemands tués et blessés. Du côté F.F.I. : trois blessés seulement...

Le 25 août à 2 heures : alerte en prévision d'un embarquement allemand dans la région de Beuzec-Cap-Sizun. À 3 heures : départ. Une heure après, deux sections renforcées de la 7ème Cie traversent Douarnenez, où le commandant Le Fur nous donne les dernières précisions.

Une partie de la garnison ennemie d'Audierne va tenter de se replier par mer pour aller rejoindre le gros des forces allemandes concentrées dans la presqu’île de Crozon. Nous recevons l’ordre de surveiller les routes menant à Pors-Pirou. La bagarre s'engage à Lesven où les groupes locaux réussissent une partie de leur mission; ils ont néanmoins enrayé l'embarquement et trompé l'ennemi par le nombre véritable de leurs forces.

La 7ème Cie renforce alors ses éléments échelonnés le long des routes et se dirige vers le lieu du combat. Un F.F.I. local nous guide jusqu’à la ferme que les Allemands tentent de reprendre et reprendront d'ailleurs grâce au feu nourri de leurs mitrailleuses et de leurs canons légers.
Il est 6 heures du matin. Nous prenons position sur une ligne ayant tendance à ceinturer l’ennemi. C'est ce mouvement qui va s’accentuer tout au long de la journée, au fur et à mesure que des renforts venus un peu de partout et qui sera terminé vers 16 heures.

Dans l’intervalle, de violents combats se déroulent contre un ennemi supérieur en nombre et bien aguerri, car en face se trouvent des éléments de la fameuse division de parachutistes de Plogonnec; ces derniers ne parviendront jamais à briser le cercle qui les entoure sur leur gauche, mais sur leur passage, ils commettront toutes sortes d'atrocités :
fermes brûlées, F.F.I. tombés entre leurs mains, torturés, paysans torturés et mutilés. À partir de midi, plusieurs groupements venus de Quimper nous renforcent. Le tout sera au complet vers 16h30 par l’arrivée de la Compagnie « Les gars de Briec », coïncidant avec l'arrivée de la Compagnie du capitaine Dampierre, avec son autocanon et sa puissance de feu, va donner l’assaut final, immédiatement secondé par les différents groupements en position depuis le matin ou la nuit.

Dans un élan, tous, nous rivalisons pour arriver les premiers sur les positions boches distantes de 800 mètres, dans un pays accidenté. A 19h30, tout est fini.
Bilan : plus de 200 prisonniers, 30 cadavres ennemis sur le terrain, 17 blessés, 4 canons pris, une vingtaine d’armes automatiques, plus de 100 fusils et matériel divers...
De notre côté : 12 morts et une quinzaine de blessés...

Le 1er septembre : patrouille en direction de Saint-Nic qui se transforme en une marche de 12 kms, pour aboutir à la prise du camp fortifié de Ménez-Luz et à l’entrée dans Telgruc-sur-Mer. Nous faisons plus de 200 prisonniers, pour la plupart des Russes, dont les Américains s'emparent immédiatement.
Nuit terrible : complètement isolés sous une pluie torrentielle, bombardement allemand qui peut faire craindre une contre-attaque, d’autant plus que les Américains se sont retirés...

Le 3 septembre : bombardement allié fait par erreur sur
Telgruc, où deux de notre Cie se font tuer..


Le 7 septembre 1944: retour et cantonnement près de Quimper; permissions. À partir de ce moment, l’activité de la 7ème Cie est terminée…



Ci dessous
Source :
https://archives.finistere.fr/faites-classe-avec-les-archives/la-resistance-en-finistere-1940-1945/liberation

Des membres de la 7ème compagnie des FFI de Quimper lors des combats pour la libération à Fouesnant en août 1944. (Archives départementales du Finistère, 4 Fi 799)

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Source des documents suivants : Archives Michel MAZÉAS (cartons numérotés de 1 à 6)

(numérisation Pôle Jean Moulin LG)


Ci dessous : cliquez sur le dossier de 23 pages pour le télécharger



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