PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



CARIO Henri
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 7 janvier 2021


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :


Brigades internationales et fut blessé en 1938

Source : Histoire de rues CARHAIX par Dominique MESGOUEZ

Détenu à Châteaubriant · fusilli à Nantes

Le nom d'Henri Cario est souvent lié aux «fusillés, de Châteaubriant,., S'il est exact que le Carhaisien a bien été détenu dans cette ville, c'est à Nantes, en avril 1942, qu'il fut fusillé.

Né en 1913, dans un deux pièces de la partie haute de la rue Brizeux (face à l'ancien restaurant Jaouen), Henri Cario était issu d'une famille modeste.

Son père sabotier travaillait rue neuve (aujourd'hui Bazeilles), puis rue du général Lambert. Le jeune homme suivra les classes de l'école communale avant de quitter sa ville natale vers 20 ans pour travailler en usine dans la région parisienne (où il se serait marié?).

Le camp de Châteaubriant

Son arrestation reste mal définie, mais l'on sait qu'il fut détenu dans le camp de Châteaubriant.

Dans un ouvrage bien documenté, André David relate l'activité de la ville de Châteaubriant sous l'occupation allemande : "En peu de temps Châteaubriant va devenir le centre régional de concentration des prisonniers de guerre.

Rapidement quarante-cinq mille militaires français vont être rassemblés dans six camps ...

Les conditions de détention étant particulièrement lamentables, les malades sont nombreux- écrit l'auteur.

En janvier 1941, l'ensemble des prisonniers est envoyé en Allemagne et ne subsiste alors que le camp de Choisel.

Les premiers détenus politiques y sont internés en avril 1941 (ouvriers syndiqués, responsables du Front Populaire de 1936 ou opposants au régime de Vichy) ...

En mai, des militants de la CGT et du parti communiste français y sont à leur tour emprisonnés (dont Guy Moquet, ex dirigeant des étudiants communistes).

En mai 1941, on compte 250 prisonniers au camp de Choisel (400 en août).
Le lundi 20 octobre 1941, un lieutenant-Colonel allemand est abattu dans une rue de Nantes.
En représailles, 27 détenus communistes (dont Guy Moquet) sont fusillés à «la sablière» le 22 octobre 1941. Neuf autres détenus sont fusillés le 15 décembre 1941 à La Blisière».
Selon des témoignages, André David précise dans son ouvrage que •le 16 avril 1942 d'après Fernand Grenier (le 23 d'après Alfred Gernoux), quatre détenus sont convoqués au bureau du camp : Henri Carlo de Carhaix (arrêté en février 1941), Raymond Bronstein (arrêté le 13 août 1941), Jacques Jorissen de Drancy et François Ruitz de Paris.
Ils sont emmenés à Nantes où ils sont fusillés le 23 avril 1942».
La famille du fusillé n'apprendra sa mort qu'un mois après l'exécution.
Le corps fut inhumé au cimetière de Carhaix où il repose toujours.