🇫🇷CARANTEC
(En cours)
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 9 août 2026
📍Résumé des évènements :
1940 : l'arrivée des Allemands
Après la défaite française de juin 1940, Carantec est occupée par les troupes allemandes.
Sa situation géographique — face à la baie de Morlaix, à proximité de la Penzé et tournée vers la mer — lui donne rapidement une importance militaire.
Les Allemands fortifient notamment le secteur du Port de Carantec et de la pointe de La Croix, intégrés au dispositif du Mur de l'Atlantique.
Des réseaux de barbelés et deux champs de mines antipersonnel, totalisant 761 mines, sont notamment installés.
📍Date de la Commémoration : A VENIR
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : Mémorial Sibiril rue Duguay-Trouin à Carantec (Finistère)
📍Vidéos: A VENIR
📍Randonnée : A VENIR
1940 : l'arrivée des Allemands
Après la défaite française de juin 1940, Carantec est occupée par les troupes allemandes.
Sa situation géographique — face à la baie de Morlaix, à proximité de la Penzé et tournée vers la mer — lui donne rapidement une importance militaire.
Les Allemands fortifient notamment le secteur du Port de Carantec et de la pointe de La Croix, intégrés au dispositif du Mur de l'Atlantique.
Des réseaux de barbelés et deux champs de mines antipersonnel, totalisant 761 mines, sont notamment installés.
📍Date de la Commémoration : A VENIR
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : Mémorial Sibiril rue Duguay-Trouin à Carantec (Finistère)
📍Vidéos: A VENIR
📍Randonnée : A VENIR
Source : Internet
Le chantier naval Sibiril : un véritable « chantier d'évasions »
C'est probablement le sujet majeur à retenir pour une histoire de Carantec pendant la guerre.
Le chantier naval Sibiril, situé au port, va devenir l'un des points de départ clandestins les plus importants de Bretagne pour rejoindre l'Angleterre.
À partir de juin 1940, la famille Sibiril met progressivement son savoir-faire de constructeur naval au service des évasions. Des bateaux sont réparés, transformés ou construits clandestinement afin de permettre à des hommes recherchés par les Allemands de gagner l'Angleterre.
Le chantier travaille notamment en liaison avec le réseau Alliance.
Entre 1940 et février 1944 :
- environ 200 personnes auraient réussi à partir depuis Carantec ;
- 16 embarcations, de 6 à 10 mètres, sont utilisées ou préparées ;
- des volontaires, des agents de renseignement et des aviateurs alliés prennent la mer ;
les départs se font dans des conditions extrêmement dangereuses ;
la Penzé et le littoral sont pourtant étroitement surveillés par les Allemands.
Un élément particulièrement intéressant pour votre travail est que les départs ne ressemblent pas à une opération militaire classique : ce sont de petites embarcations, souvent préparées clandestinement, parfois de nuit, qui doivent franchir la surveillance allemande puis traverser la Manche.
Le réseau Sibiril-Alliance
La « filière Sibiril » est liée à Ernest Sibiril et au réseau de renseignement Alliance.
Elle ne concerne d'ailleurs pas uniquement Carantec : elle s'inscrit dans un ensemble de filières d'évasion maritimes du nord du Finistère.
Des personnes embarquent notamment depuis le secteur de la Penzé. Parmi elles figurent des résistants, des agents et des personnes recherchées par les Allemands.
Un exemple particulièrement parlant est celui de Jean-Baptiste Allard, policier et résistant du réseau Alliance, qui quitte la France pour l'Angleterre le 7 février 1943 au départ de Carantec, avec trois autres membres du réseau.
⚓ Carantec, un port sous surveillance
La présence allemande rend ces opérations extrêmement risquées.
Le port et ses abords sont fortifiés. Les Allemands cherchent à contrôler :
- les mouvements des bateaux ;
- les accès au rivage ;
- les installations portuaires ;
- les communications avec la mer ;
- les possibilités de passage vers l'Angleterre.
C'est ce contraste qui rend l'histoire de Carantec particulièrement intéressante : un petit port de pêche transformé en point de passage clandestin vers la France libre alors même que les Allemands en renforcent les défenses.
Une source incontournable pour aller plus loin
- Il existe un ouvrage spécifiquement consacré à cette histoire :
- Roger Huguen, Chantier d'évasions – Carantec, 1940-1944 – Réseau Sibiril-Alliance, publié chez Coop Breizh en 2005.
- L'auteur a recueilli des témoignages, documents et éléments d'archives concernant le chantier Sibiril et les évasions.
Source : https://reseaualliance.org/2022/08/02/le-reseau-sibiril-alliance-finistere/?utm_
Ci dessous : cliquez sur le dossier * pour le télécharger
*attention 13 pages pour ce document



