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🇫🇷CHATEAUNEUF DU FAOU-LANDELEAU

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 12 février 2026

Résumé des évènements :

Sous l’Occupation



Date de la Commémoration : : A venir


Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : : A venir


Randonnée : : A venir


COMPAGNIE «SURCOUF»
19-7 au 7-9


ORIGINE :
Section Mirabeau de Châteauneuf et 59 éléments de Landeleau.

Parachutage : 17 juillet.
Formation de la Compagnie : 18 juillet, bois de Coat-Bihan (Kerrivoal).
Renfort éléments sur Pleyben.
Patrouilles (miliciens signalés) et Allemands.
Recueille éléments
F.T. Corse qui ont décroché après attaque colonne allemande au Cloître-Landeleau.

5 août :
parachutage.
Combat contre un élément motorisé allant vers Pleyben, au pont de Majervern.

7 août :
contrôle des routes en liaison avec le
Lieutenant Bernard.

12 août :
Arrivée à Pleyben à 7 heures. Patrouilles contre Allemands allant de ferme en ferme.

13 août : arrivée à Châteaulin : 13 heures. 15 heures : mis sur région
S.-E. de Dinéault (encore occupée), dispositif mis en place.

13 au 17 août :
patrouille recherche du renseignement.
Contact à Dinéault avec
Cie «Ténacité» (décroche après embuscade).

17 août :

14 heures : section part pour embuscade à Kerlanint.

23 août :
arrivée
Compagnie «Marzin» (Huelgoat).

24 août : Compagnie relevée.

6 Septembre : arrivée à Telgruc à 2 h 30. Position :
à droite :
Compagnie de Plonévez
à gauche : Compagnie du Huelgoat

BATAILLON «NORMANDIE»
(Chef : BERNARD)
Compagnies «Bayeux» • «Cartouche»


1) ORIGINE DE LA COMPAGNIE «BAYEUX»

Le maquis de Saint-Thois (chef : MORILLON).
Armes : fusils de chasse (cartouches fabriquées à partir de boulons coupés au burin Quelques revolvers récupérés (quelques cartouches par arme).

2) ACTIONS (du 1* juin au 10 juillet)
Contre les Allemands, les miliciens, les collaborateurs et les pillards.
Du 1er au 6 juin : prise du maquis, au complet, sabotage des plaques indicatrices, des fils téléphoniques ; récupération d'armes, etc…
4 juillet : attaque d'une voiture et d'un side-car (3 officiers allemands tués - 2 blessés).
10 juillet : le parachutage du Plessis-Laz permet d'armer 120 hommes.
26 juillet : attaque d'un convoi entre l'«Enseigne Verte» et Briec. Allemands : 8 morts; plusieurs blessés - Compagnie «Bayeux» : 2 morts (les servants du F.M. tués à leur poste).
4 août: engagement de Ty-Blaise : Allemands : 10 morts, plus des blessés.
5 août : attaque du château de Trévarez : 5 officiers allemands tués.
7 août : combat de Quimper-l’Eau-Blanche (Compagnie «Bayeux» et 1" Section de la Compagnie «Cartouche») : 15 Allemands tués, des armes et 3 camions récupérés.
 14 août : en position à Plomodiern.
15 août: sans dommage pour elle, une patrouille accroche des Allemands au ravitaillement et lui inflige de fortes pertes.
17 août : une patrouille vers Saint-Marie du Ménez-Hom repère une mitrailleuse allemande.
18 août : offensive allemande de Saint-Gilles, venue de Saint-Nic par Plomodiern - accrochages de Ploeven-Plomodiern.
21 août: embuscades et barrages routiers en vue de l'attaque du Ménez-Hom.
24 août : la Compagnie «Bayeux» est relevée.

Rapport de 1944.

F.F.I. F.T.P.


12 août 1944
Commandant du Bataillon «Normandie»
À
Commandant Régional F.F.I.
Compagnie «Surcouf»


EVENEMENTS SURVENUS LE 4 AOUT
ET DANS LA NUIT DU 4 AU 5 AOUT

  1. Liaison assurée avec la Compagnie de Châteaulin (secteur Edern).
  2. Relève des tués de la Compagnie «F.T. Corse» lors d'un engagement, région du Cloître (Landeleau).
  3. Embuscade tendue nuit du 4 au 5 août, au pont de Magoven en Langolet. Allemands tués : 3- prisonniers : 1 - motos prise : 6 - Pertes néant.




F.F.I. F.T.P.

Rapport sur les blessés de la 1" Section
Compagnie «Normandie»


LUNDI 28 AOUT 1944

D'après l'ordre du Capitaine de Compagnie, nous devons occuper les positions situées à hauteur Ouest de Saint-Marie; nous sommes en même temps prévenus de nous méfier du côté d'un bois qui brûle (Ménez-Yan à côté de Saint-Nic). Nous nous mettons donc en route en utilisant le terrain pour ne pas nous faire repérer. A peine avions-nous démarré, que nous rencontrons la voiture du Capitaine DAMPIERRE, qui s'arrête à notre hauteur. Les obus commencent à siffler aux alentours... Un obus tombe au milieu du 2° Groupe de la section, juste devant la voiture du Capitaine, sans doute repérée par l'artillerie ennemie.
Deux hommes tombent atteints par les éclats.

Le Chef de la 1" Section,
BRAUN.


26 JUILLET 1944
CE FUT UNE CHAUDE JOURNEE…


La veille, l'Etat-Major des F.T.P.F. de Bretagne s'était réuni à son «quartier général», la petite ferme de Ouatnès, située un peu à l'écart de la route de St-Igeaux, à 3 km de St-Nicolas-du-Pélem, dans le Sud des Côtes-du-Nord. Réunion historique s'il en fût. Un ordre du jour spécial fut adressé à toutes les unités de F.T.P., se résumant ainsi :

  • 1° Détruire la mobilité de l'ennemi.
  • 2° Liquider les noyaux ennemis isolés.

C'était l'attaque générale des troupes du maquis. Le plan des opérations était déjà sur pied, mais il fallait obtenir l'accord des officiers de liaison du commandement allié…

Les Américains venaient de percer le front du Cotentin à Avranches et les unités allemandes se regroupaient pour tenter d'arrêter leur avance. De plus, des unités spéciales de répression terrorisaient la région... organisant de véritables battues sur des espaces restreints, brûlant des fermes, massacrant hommes, femmes et enfants sur leur passage.

La décision était formelle : «Demain, nous attaquons partout à la fois». Déjà, depuis des semaines, les combats s'accentuaient. Partout des unités nouvelles se formaient, s'armant sur le dos de l’ennemi. Mais les armes manquaient... Depuis quelque temps, les parachutages avaient cependant commencé... L'ordre de l'Etat-Major des F.T.P. était «Pas une arme cachée, pas une arme inutilisée».

Je reçus la mission de me rendre auprès du Commandement Départemental du Finistère et de faire exécuter le plan et l'ordre de l'Etat-Major. Il fallait rejoindre Châteauneuf-du-Faou, à 40 km environ.

Au petit matin, accompagné de mon agent de liaison, je partis à bicyclette. A Châteauneuf, nous devions rejoindre l'agent de liaison qui nous conduirait au P.C. du maquis... (qui avait dû se replier dans un bois près de Laz). Laz fut atteint après moins d'une heure... Une animation étrange y régnait. Les drapeaux tricolores pavoisaient déjà dans le village... L'armée de libération s'organisait et imposait sa loi à l'ennemi.

Ce fut pour nous un choc... Après des années de lutte sourde, tomber ainsi dans un village tout flambant neuf de liberté. Et quelle liberté! Pas une liberté mendiée ou achetée, mais la vraie, celle qui se gagne les armes à la main…

Daniel TRELLU.


📍«Il fallait transmettre les ordres aux unités, c'est-à-dire, franchir de multiples barrages ennemis, livrer des dizaines de combats, et d'autre part, prévenir les Alliés par l'intermédiaire des officiers de liaison et obtenir de Londres des envois d'armes et de munitions…

Un détachement fut organisé pour transmettre les ordres au groupe de bataillons du Nord, un autre pour le Sud : un camion précédé et suivi d'une ou deux voitures légères... toutes portières et vitres enlevées, fusil-mitrailleur à l'avant et à l’arrière.

Les itinéraires étaient fixés d'avance. Ils comportaient des points dangereux :
quelques carrefours occupés par l'ennemi à passer. La tactique fut décidée : arriver à proximité sans se faire repérer en silence, et foncer à plein gaz en faisant feu de tous les côtés. Cette tactique avait déjà donné ses preuves. En cette journée, elle les donna une fois de plus. Le soir, les détachements rentrèrent, mission accomplie…Les camions étaient remplis de cadeaux jetés au passage aux combattants (par la population des villages et bourgs traversés) : chaussures, vêtements, ravitaillement. Pendant ce temps, nous discutions avec les officiers de liaison de Londres. Nous leur exposâmes la situation, les mouvements de l'ennemi, ses forces, nos propres forces et les décisions que nous venions de prendre…

«Nous comprenons beaucoup mieux que ne peuvent le comprendre ceux de Londres, nous dirent-ils.»

Il fut donc décidé d'adresser à Londres le message suivant :
«F.T.P. Finistère ont pris ensemble mesures défensives pour éviter liquidation maquis par troupes ennemies.
Urgence, envoyer armement complet. Servir terrains déjà indiqué !»

Daniel TRELLU.

«PARACHUTAGE» A LE PLESSIS-LAZ
DEBUT AOUT 1944

📍 Au terrain «Groseille», 4 à 600 gars devaient se rendre tout à l'heure. La garde du camp fut doublée...Vers 22 heures, la Compagnie chargée de la sécurité du terrain se mit en route... Le dispositif fut vite en place et l'attente commença.

Ils arrivaient en rang, portant des perches sur l'épaule, afin d'enlever rapidement les précieux fardeaux dont le contenu serait réparti sans attendre. Rapidement, les hommes sont dispersés sur le terrain. Le Lieutenant BERNARD (un parachutiste) place 3 hommes en triangle pour les signaux. Tout est prévu : au cas où les signaux des torches électriques ne seraient pas aperçus, trois tas de brindilles sèches sont préparés pour allumer des feux. Près de chacun, un bidon d'essence. La cargaison est trop précieuse pour qu'on la laisse échapper.

📍 1 heure : un bruit d'avion fait à nouveau vibrer l’air.

  • Il est pour nous celui-là !
  • Signaux ! commande BERNARD.

Et les trois lampes-torches projettent vers le ciel le «morse» de la lettre N.
Mais encore une fois l'avion passe et s'éloigne.
L'avion s'approche à nouveau...
  • Augmentez les feux !

L'essence est alors versée sur les brasiers et une immense flamme s'élève, illumine la lande, projetant les ombres des hommes debout sur le terrain.
Garez-vous, pour éviter les containers ! s’écrie BERNARD
L'avion est venu droit sur nous... perdant très vite de l'altitude. Son ombre se profile au milieu du terrain.
Des yeux impatients sont braqués vers le attendant le «miracle»... Je sais que plus d'une bouche est ouverte de surprise et d'émerveillement. Mais voilà qu'au moment tant attendu, alors que toutes les respirations sont en suspens, un feu d'artifice tragique éclate. Le fer et le feu s'abattent en déluge sur toute la lande. De toutes ses pièces, l'appareil tire, presque à bout portant, au canon et à la mitrailleuse.
  • A plat-ventre, tout le monde !
  • Eteignez les feux ! hurle à pleine gorge BERNARD

La mitraille pleut à nouveau sur nous. Il n'y a pas un cri, pas un mot. De la stupéfaction. BERNARD reste impassible. Je ne sais pas pourquoi je suis resté debout, sans un geste. Je ne suis d'ailleurs pas le seul...
Par miracle, pas un mort, pas un blessé…

«Trahison, erreur, accident ?» Dans les veillées de la Montagne Noire, l'histoire de ce «Drôle de parachutage» est souvent racontée.

Daniel TRELLU.


COMPAGNIE «NORMANDIE» (page 54)

Le Commandant
de la Compagnie «NORMANDIE»
au Commandant du Bataillon «NORMANDIE».

Rapport sur l'attaque du Château de Kerriou
en Gouézec par un Groupe de la Compagnie.
Chef de mission: BIRRIEN Henri.


Hommes ayant participé à la mission :
GUILLOU Joseph, LE ROY André, LE STER François, BOZEC André, CAVAREC André, PLOUZENNEC, HENRY Joseph.
Le 30 JUIN 1944, sur ordre du P.C. de Châteauneuf-du-Faou, j'ai reçu comme mission de procéder avec un groupe de volontaires, à l'attaque du
Château de Kerriou, occupé par les Allemands.
Notre armement se composait de 1 pistolet de 7,65 - 1 pistolet modèle 1892 - 3 pistolets 6,35 - 2 mousquetons usagés - 1 pistolet 6,35 (modèle à barillet ancien).
Partie du P.C. de Coat-Borch en LAZ à pied le 30 JUIN 1944, à 17 heures, nous arrivons au centre de Kerriou (100 m environ du château), vers 3 heures du matin. Nous nous reposons jusqu'à 6 h 30. Nous nous mettons en formation d'attaque. Je place cinq hommes devant la façade principale, 2 autres devant l'aile droite et 3 sur la partie arrière de l’édifice.
8 h 12 — Détaché un homme (
LE ROY André) pour couper la liaison téléphonique.
8 h 15 — Attaque du château suivant instructions données.
Ai fait moi-même irruption accompagné de
PLOUZENNEC et GUILLOU dans le couloir menant à la salle à manger.
Nous nous sommes trouvés face à face avec un Allemand (vraisemblablement le Chef du château). J'ai crié «haut les mains». L'Allemand m'a saisi le bras droit et a essayé de retourner l'arme contre moi.
Après un bref corps à corps j'ai réussi à me dégager suffisamment pour permettre à mes deux camarades de faire feu.
L'Allemand a été touché de deux coups et est tombé mortellement atteint.
Un deuxième Allemand qui avait assisté à la scène est monté à l'étage supérieur et est descendu armé de deux grenades et d'un pistolet.
8 h 20 - J'ai demandé la retraite. Les hommes se sont cachés derrière les arbres et je me suis présenté à 25 mètres du château. J'ai appelé le propriétaire et lui ai dit que si l'Allemand ne se rendait pas, j'aurais miné et fait sauter la maison. C'est à ce moment que l'Allemand s'est rendu et que je lui ai demandé où se trouvait les munitions. Il nous a conduit à l'endroit où elles se trouvaient. Après avoir ligoté les mains de l'Allemand nous avons récupéré le matériel suivant :

  • 1 mitrailleuse légère,
  • 2 fusils «MAUSER»,
  • 1 pistolet «MAUSER»,
  • 5 grenades à manche,
  • 2 caisses de munitions pour fusil,
  • 3 caisses de bandes de mitrailleuses,
  • 2 caisses d'accessoires de nettoyage.
Le Sous-officier allemand, Chef du château a été tué pendant cette attaque. Nous avons quitté Kerriou à 8 h 40, poursuivis 10 minutes plus tard par une voiture de la Feldgendarmerie à laquelle nous avons réussi à nous échapper.
La mission étant terminée, nous sommes rentrés au camp sans perte.
L'Allemand survivant est resté à Kerriou. Nous ne ne pouvions pas nous embarrasser d'un prisonnier.

Châteauneuf-du-Faou, le 3 juillet 1944.

Le Commandant de la Cie «NORMANDIE» : LE BRAS.
Le Chef de la mission : BIRRIEN.


Destinataires :
Bataillon - Chef de la mission - Archives.

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