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🇫🇷PONT-DE-BUIS
Quimerc'h - Lopérec - Le Faou

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 13 février 2026

📍Résumé des évènements :

1940 :
📍Date de la Commémoration :

📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale :

📍Randonnée : A venir





COMPAGNIE «ALBERT ABALAIN»(page 42)
F.T.P.F. PONT-DE-BUIS
Quimerc'h - Lopérec - Le Faou

📍ORIGINE :
Un Groupe F.T.P. est formé à Pont-Neuf, en Quimerc'h en 1941, à la suite de contacts entre Yves Autret, Jean Yezou et Pierre Bodénan et Daniel Trellu. Autour d'un noyau d'une demi-douzaine d'hommes sera créée la Compagnie «Albert Abalain» (du nom d’un résistant habitant Pont-de-Buis, fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943).

📍ACTIONS:
Dès 1940-41, P. Bodénan, son frère Jacques et Jean Auffret, récupèrent des armes jetées dans l'étang du Pont-Neuf en Pont-de-Buis, provenant de troupes françaises en repli, venant de Narvick et débarquées à Brest.
On tire des tracts «sur cadre de bois et rouleau feutre» à partir de stencils préparés à Brest et ensuite à Pleyben par Hélène Denniel. Puis le groupe dispose d'une ronéo venue de Trédudon, grâce à laquelle des milliers de tracts sont reproduits avec l'aide de Micheline Folhand et de sa tante, Mme Payot.
Les coups de main permettent d'assurer le ravitaillement de plusieurs groupes de maquisards de la région.
En juin 1943, le groupe de Pont-de-Buis est en liaison avec celui de Quimerc'h ; il récupère des munitions dans un garage occupé par les Allemands: stockées au cimetière de Quimerc'h, elles sont transportées au Moulin Job en Lopérec (obus de mortiers, grenades, munitions diverses).
A Brest, Bodénan pratique des sabotages (dont celui d'un ballon captif entreposé à l'école de Kerbonne).
La récupération par Jean Le Foll et Y. Autret des containers parachutés au-dessus du vieux bourg de Quimerc'h permet d'armer différents groupes combat, dont celui de Bodénan.
Dans la nuit du 13 au 14 février 1944, neuf hommes — dont Bodénan, André Lagoguet et Jean Sizorn (de Landerneau) - provoquent le déraillement d'un train allemand, sous le tunnel de Quimerc’h, interrompant pendant près d'une semaine tout le trafic.
Des wagons de matériel sont incendiés au moyen de plaquettes de phosphore.
Le poste émetteur de Quimerc'h est détruit.
En avril 1944 (les 11, 26 et 27), le groupe est décimé par la Gestapo de Quimper et le Kommando Schaad de Landerneau aidé par la milice. Le Groupe «Vengeance» du Faou est également décapité. Les rescapés s'unissent : douze hommes se déplacent sans cesse dans le secteur du Nivot, sabotent les fils téléphoniques…
Le 6 juillet, à 3 h 30 du matin, ils échangent des coups de feu sur la place de Hanvec avec le Kommando Schaad ; le 19 juillet, trois maquisards du Nivot à la recherche de ravitaillement près de Commana se heurtent à Schaad : Jean Bernard est tué; la maison de ses parents est incendiée au Faou.
Le 1ª août : le maquis du Nivot reçoit des armes parachutées au bois de Quillien en Brasparts.
Le 2 août : les «douze» reçoivent un renfort de vingt-cinq hommes dont neuf Russes avec leur armement.
Le 3 août: le groupe Bodénan et la Compagnie de Brasparts livrent combat au Nivot à d'importants effectifs allemands.
Le 5 août : c'est l'attaque du Poste de la Poudrerie de Pont-de-Buis, des armes sont récupérées.
Le 6 août : une colonne allemande est interceptée au Pont-Neuf. Le Groupe perd Louis Maison-neuve mortellement atteint.
Les Allemands massacrent des otages à Saint-Ségal (quatre), à Daoulas et Quimerc'h (quinze).
Le 10 août : Le Bataillon «René Caro» (la 4e Compagnie est la Compagnie «Albert Abalain») assure la protection de Pont-de-Buis.
Par la suite, il tient les rives de l'Aulne et participe aux opérations de la Presqu'ile de Crozon.
Après la capitulation allemande, la Compagnie «Albert Abalain» rejoint Pont-de-Buis et Brasparts ; elle est dissoute le 1er octobre (effectif total : 115).
Le Kommando Schaad les a recherchés huit fois. Deux fois ils ont été aux prises.
La Compagnie a perdu dix hommes; un homme a été déporté: deux autres ont été blessés.
La tête de Pierre BODENAN avait été mise à prix.

D'après le témoignage
de Pierre BODENAN.