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LE COZE DAVID Louise dite Suzanne


Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 16 mars 2026

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Cette photo montre Suzanne (au centre) avec des membres de sa famille après la guerre.

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Source : recherches internet + https://an-uhelgoad.franceserv.com/6aout1944.htm

Mme LE COZE-DAVID Louise, appelée Suzanne, est une résistante française de la Seconde Guerre mondiale, engagée dans les FTP (Francs-tireurs et partisans). Elle est née en 1917 et a vécu principalement au Huelgoat, dans le Finistère (Bretagne).
👉Résumé de sa vie et de son engagement
  • Nom complet : Louise David, dite Suzanne
  • Naissance : 1917
  • Organisation de résistance : Francs-tireurs et partisans (FTP)
  • Région d’action : Finistère, notamment Huelgoat et Quimper
  • Situation familiale en 1939 : mariée et mère de trois jeunes enfants.
Engagement dans la Résistance
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Suzanne s’engage dans la Résistance avec son premier mari Yves David, connu dans la clandestinité sous le pseudonyme « capitaine Bernard ».
Le couple participe aux activités des FTP, mouvement de résistance armée proche du Parti communiste, qui mène des actions de sabotage, de renseignement et de lutte contre l’occupant allemand.

👉Arrestation et drame familial
En 1943, après une dénonciation :
  • Suzanne et son mari sont arrêtés au Huelgoat par des gendarmes français.
  • Ils sont livrés à la police anticommuniste française (SPAC).
  • Son mari est torturé et meurt à Rennes en novembre 1943.
Suzanne est emprisonnée à la prison Jacques-Cartier de Rennes. Atteinte de tuberculose, elle échappe à la déportation et reste détenue jusqu’à la Libération de 1944.

📍Point historique important :
En août 1944, peu avant la Libération de Rennes, plus de 1000 prisonniers (hommes et femmes) sont déportés dans un convoi connu comme le
Train de Langeais.

👉Après la guerre
Après la Libération :
  • Elle épouse le résistant Joseph Le Coze, lui aussi membre de la Résistance bretonne.
  • Le couple élève sept enfants.
  • Suzanne s’investit dans la vie sociale locale, notamment dans des associations de sa commune.
Elle est aussi mentionnée comme la seule femme du premier comité départemental de la Résistance du Finistère formé lors de la Libération.

Décès
Elle meurt en janvier 2003, peu avant ses 86 ans.

👉Importance historique :
Suzanne Le Coze-David représente ces nombreuses femmes de la Résistance qui ont combattu dans les réseaux FTP mais qui ont reçu peu de reconnaissance officielle malgré leur engagement et les risques encourus.

Elle fait partie du premier comité départemental de la Résistance du Finistère en 1944, dont elle est la seule femme.
Les archives de police ou dossiers FTP concernant Yves David et Suzanne
👉Voici les principales traces d’archives (police, Résistance et témoignages) concernant Yves David (alias “capitaine Bernard”) et Louise David dite Suzanne. Certaines pièces sont conservées dans des archives publiques (militaires, départementales ou de la Résistance).

1. Dossier d’arrestation et interrogatoires (SPAC – 1943)
Les archives indiquent que Yves David et Suzanne sont arrêtés en 1943 à Huelgoat après une dénonciation. Ils ne sont pas arrêtés directement par la Gestapo mais par des gendarmes français puis livrés au Service de police anticommuniste (SPAC).
Ce que mentionnent les archives :
• arrestation au domicile de la mère de Suzanne, rue Saint-Yves à Huelgoat
• transfert aux policiers de la SPAC (service français chargé de traquer les militants communistes et FTP)
• interrogatoires et tortures à Rennes
• Yves David meurt sous la torture fin novembre 1943.
Le SPAC collaborait avec la police allemande et menait de nombreux interrogatoires violents pour démanteler les réseaux FTP.

2. Dossier de détention – Prison Jacques-Cartier (Rennes)
Après l’arrestation :
• Suzanne est emprisonnée à la prison Jacques-Cartier de Rennes, prison pour femmes résistantes.
• Elle y reste jusqu’à la Libération en 1944.
• Atteinte de tuberculose, elle échappe à la déportation vers l’Allemagne.
Cette prison était un centre majeur d’incarcération de résistants bretons avant déportation ou jugement. Plusieurs résistantes y furent interrogées et torturées par le SPAC ou le SD allemand.

3. Archives de la Résistance (FTP et Libération)
Après la Libération, les archives de la Résistance mentionnent Suzanne comme :
  • membre des Francs-tireurs et partisans (FTP)
  • seule femme du premier Comité départemental de la Résistance du Finistère formé le 17 août 1944 à Quimper.
Ces comités départementaux ont été créés pour organiser l’administration après le départ des autorités de Vichy et la libération par les Alliés.

4. Archives où se trouvent probablement leurs dossiers
Si vous voulez consulter les documents originaux, ils peuvent se trouver dans ces fonds :
📍 Service historique de la Défense (SHD)
  • dossiers individuels de résistants (série GR 16 P)
  • fiches des combattants FTP et FFI

📍 Château de Vincennes (France)

📍 Archives départementales du Finistère
  • dossiers de résistants
  • témoignages d’anciens FTP
  • archives de la Libération du Finistère
Quimper
📍 Archives d’Ille-et-Vilaine
  • registre de prisonniers de la prison Jacques-Cartier (Rennes)
  • dossiers judiciaires et policiers de la SPAC
Rennes

👉Document historique le plus important connu :
  • notice biographique et témoignage sur Suzanne Le Coze-David relatant l’arrestation, la mort d’Yves David et sa détention.

Le résistant Yves David, mari de Louise David, apparaît dans les bases mémorielles françaises de la Résistance grâce à un dossier individuel conservé au Service historique de la Défense.

Dossier officiel de résistant – Yves David
Nom : Yves David Naissance : 1 avril 1912 Lieu : Huelgoat Organisation : FTP puis FFI (homologation après la Libération) Pseudonyme dans la Résistance : Capitaine Bernard
Référence du dossier
  • Cote d’archives : GR 16 P 160763
  • Conservé au Service historique de la Défense (Vincennes).
La série GR 16 P contient les dossiers administratifs des résistants reconnus officiellement après la guerre.

Contenu habituel du dossier GR 16 P
Dans ce type de dossier, on trouve généralement :
  1. Fiche d’identité du résistant
    • nom, date et lieu de naissance
    • profession
    • domicile pendant la guerre
  2. Rapport d’activité dans la Résistance
    • réseau ou mouvement (FTP, FFI…)
    • missions ou actions réalisées
    • chefs ou témoins
  3. Rapports après la guerre
    • témoignages de camarades de maquis
    • enquête administrative
  4. Homologation officielle
    • reconnaissance comme combattant FFI ou résistant
    • parfois attribution de décorations.

Éléments connus sur son parcours
Les sources historiques indiquent que :
  • il était responsable d’un groupe FTP dans la région de Huelgoat
  • il travaillait avec sa femme Suzanne dans la Résistance
  • il est arrêté en 1943 après une dénonciation
  • il est interrogé et torturé par la police anticommuniste française (SPAC)
  • il meurt sous la torture à Rennes fin novembre 1943.
Ces événements sont mentionnés dans plusieurs témoignages de résistants du Finistère.

👉Important pour les recherches familiales : Le dossier GR 16 P 160763 peut contenir des documents uniques :
  • déclaration de décès
  • témoignages de résistants
  • parfois photographie ou signature originale.

👉Zones principales du réseau

Autour de Huelgoat, plusieurs petits groupes FTP fonctionnaient en cellules locales reliées entre elles :
  • 📍Huelgoat : groupe actif avec des résistants comme les frères Cotton.
  • 📍Scrignac : groupe avec Armel Coant et les frères Foll.
  • 📍Brennilis – Loqueffret – Botmeur : cellules de sabotage et de liaison.
  • 📍La Feuillée / Trédudon-le-Moine : centre important de la Résistance.

Saint-Goazec (sud) : premier maquis FTP de Bretagne en 1943, créé par Daniel Trellu.

Ces groupes formaient un réseau couvrant les Monts d’Arrée et le centre Finistère, relié à d’autres secteurs comme Carhaix, Morlaix et Quimper.

👉Comment fonctionnait ce réseau
Les FTP dans cette région utilisaient une organisation clandestine :
  • petits groupes locaux (5 à 10 personnes)
  • agents de liaison à vélo ou à pied entre villages
  • caches d’armes dans des fermes ou bois
  • actions ponctuelles :
    • sabotage de lignes téléphoniques
    • attaques de dépôts
    • diffusion de tracts
En Bretagne, les FTP agissent souvent avant la formation des grands maquis, et ne se regroupent que pour une action afin d’éviter d’être repérés par l’occupant.
👉Pourquoi Huelgoat et les Monts d’Arrée étaient importants :
  • région très boisée et montagneuse
  • villages isolés
  • forte tradition ouvrière et paysanne proche du mouvement communiste
Ces conditions ont favorisé la création de réseaux FTP actifs dès 1942-1943.

👉Prison Jacques-Cartier (Rennes)
La prison pendant l’Occupation (1940-1944)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la prison est réquisitionnée par l’occupant allemand et devient un lieu d’internement pour résistants et opposants.
  • la prison peut contenir 323 détenus, mais jusqu’à environ 1000 prisonniers y sont enfermés pendant la guerre
  • résistants, militants communistes et suspects y sont interrogés
  • des tortures ont lieu dans les sous-sols avant les transferts vers d’autres prisons ou vers la déportation
De nombreuses résistantes bretonnes y passent, notamment avant d’être envoyées vers :


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Source : Facebook Philippe LE BORGNE HUELGOAT

La seule femme du premier comité départemental de la Résistance de la Libération du Finistère du 17 aout 1944 était notre Suzanne : L'une des grandes résistantes françaises .

Elle n' a jamais demandé de médailles! Elle aurait du être dans l' ordre des compagnons de la Libération et l'ordre de la médaille de la Résistance mais elle était une femme! . Qui s’avait cela au Huelgoat ?. L’un des vice-présidents était Jop Le Coz. Maintenant, je sais où ils se sont rencontrés!

Suzanne Le Coz-David ce 23 janvier 2003 A l'orée de ses 86 ans qu'elle aurait eu à la fin du mois de février. Suzanne était son nom dans la Résistance, dans l'état civil Louise, nous a quittés en ce mois de janvier.

Suzanne était née en 1917.. Elle avait 22 ans en 1939 lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclara, et trois très jeunes enfants. Elle s'engagea dans la Résistance FTP aux côtés de son premier mari, Yves David ( capitaine Bernard responsable départemental FTP de la Mayenne ) ,dénoncés par une lettre anonyme, arrêtés par des français de la S.P.A.C. (section spéciale anti-communiste de la police française de Vichy) Yves mourut sous la torture de ceux ci, le 27 novembre 1943 à Rennes.

Elle séjourna dans l' enfer de la prison de Vichy Jacques Cartier des femmes de Rennes jusqu' à la libération . Atteinte de tuberculose, elle ne dut qu'à la maladie d'échapper à la déportation. Suzanne, en apparence frêle, mais douée d'une grande force de caractère, reprit le dessus.

Elle fut la seule femme du premier bureau du comité départemental de la Libération du Finistère du 17 aout 1944.

Elle épousa Joseph Le Coz qui avait lui aussi pris part à la Résistance FTP. Après avoir assumé les responsabilités familiales, le couple cumulant sept enfants au sortir de la guerre,

Cette dénonciation venait bien d' une personne originaire de chez nous. Le bruit courrait dans la région des Monts d' Arrée à l' annonce de ces arrestations et de la mort de Yves sous la torture par la police française, c'était l'abbé Perrot, le recteur de Scrignac qui les avait dénoncé, connu ici pour son anti- communisme primaire dans ses sermons à l'église.. Le fait est là, il était abattu le 12 décembre 1943.



Source : Office du Tourisme du Pays de RENNES

Ci dessous : cliquez sur le dossier * pour le télécharger
*attention 11 pages pour ce document

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Les Oubliées de Romainville
de Thomas FONTAINE


On a oublié le fort de Romainville. 
Les camps de Compiègne (pour les résistants et les « politiques ») et de Drancy (pour les juifs) symbolisent aujourd’hui l’internement et la déportation dans la France occupée.  (Suite plus bas)

Pour télécharger la page du Ouest France, cliquez sur l'image.
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Mais qui se souvient qu’en 1940, les Allemands installèrent à Romainville un de leurs principaux camps d’internement. De 1940 à 1944, 7 000 personnes (dont une moitié de femmes) y furent détenues : huit sur dix furent déportées, deux cents fusillées. De là partit, le 24 janvier 1943, le premier convoi de résistantes et de prisonnières politiques envoyées à Auschwitz, celui des « 31 000 », passé à la postérité grâce à Charlotte Delbo. Là tombèrent, en août 1944, les onze derniers massacrés de la région parisienne.
L’histoire mérite de s’attacher à Romainville, et d’abord parce que le fort fut au cœur des politiques répressives de l’occupant. Il en a accueilli, simultanément ou successivement, toutes les victimes : les étrangers, les juifs, les prisonniers de guerre dès 1940 ; les premiers résistants et les premiers otages à partir de 1941 ; les femmes, restées seules détenues en 1944… 

À partir d’archives et de témoignages, Thomas Fontaine
* retrace ici les conditions de détention des prisonniers de Romainville. 
Des documents exceptionnels illustrent ce récit : registre original des détenus, fiches d’internés, photographies de détenus, lettres clandestines, dessins, objets et graffitis réalisés sur les murs des casemates. 

Cet ensemble remarquable est un hommage aux valeurs et au courage des oubliés de Romainville, antichambre de la mort et de la déportation…
L’intégralité des droits d’auteur sera reversée à la Fondation pour la mémoire de la déportation.