SALOU MARIE 1942-1945 De Brest à Mauthausen : Itinéraire d'une déportée…Par Mr  NEDELEC
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Jean Nédélec
Itinéraire d’une Déportée

De Brest à Mauthausen
Marie Salou
1942 -1945
01.10.1942- arrestation Fin novembre, prisons : Château de Brest, Centrale de Rennes 11.12.1942 : jugement à Rennes 13.04.1943 : départ de la centrale de Rennes pour la prison Jacques Cartier Juillet 1943 : départ pour la prison de Fresnes Août 1943 : jugement allemand
23.12.1943 : départ de Fresnes pour l’Allemagne Arrivée à Karlsruhe 8 jours à Francfort sur le Main 4 jours à Guenmiz
07.01.1944 : arrivée à Walheim 14.02.1944 : départ pour Lübeck en passant par Berlin et Hambourg Mai 1944 : départ pour Cottbus 07.11.1944 : départ pour Ravensbrück 02.03.1944 : départ de Ravensbrück pour Mathausen 20.03.1944 : bombardement d’Amsteten 24.05.1945 : libération par la Croix Rouge Internationale 11.06.1945 : arrivée à Brest

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Marie Salou, née Cam, a vu le jour le 30.11.1914 à St Marc. Dès l’âge de 16 ans elle apprend le métier de couturière, trois ans d’apprentissage auprès d’ouvrières très expertes, avant de devenir elle-même ouvrière. Très vite elle va connaître la vie militante, notamment au moment de la guerre civile en Espagne. En 1936, elle faisait partie de l’Association Nationale du soutien de l’enfance malheureuse avec Jeanne Cariou, Alice de Bortoli, Mmes Bénard, Riou et Duchêne.

Ces femmes avaient pris en charge les réfugiés républicains espagnols qui avaient fui la guerre civile de leur pays. Ils étaient hébergés dans des baraquements à Berthaume qui servaient de lieux de vacances pour la commune de Lambézellec dont le responsable était M. Le Berre et son épouse, instituteurs à l’école de Kerraloche. Le Secours Populaire était aussi partie prenante dans cette action. Marie Salou, en juin 1939, va faire un nouveau pas dans sa vie en adhérant au Parti Communiste Français.

Dès 1940 va commencer sa vie de résistante. Tout d’abord avec des distributions de tracts et des journaux clandestins du Parti Communiste. En août 1941, elle ajoute à ses activités celles d’hébergement de résistants du P.C et du F.N. en mission (il s’agit bien entendu du Front National de la Résistance) Goulven Salou son mari, prisonnier évadé, avait dû partir en zone libre en janvier 1941.

En février, restant seule avec sa fille, il lui a fallu travailler cinq mois au Fort de Penfeld où était cantonnée l’organisation Todt qui s’occupait de la construction du Mur de l’Atlantique. Elle réussissait dans cet endroit à lâcher quelques tracts rédigés en allemand qui lui étaient fournis par Charles Cadiou.